samedi 14 juillet 2007

The French Touch ... Air - Pocket symphony

Air à l'Ancienne Belgique, c'était le 28 mars 2007. Les photos trouvées sur le forum des fans du groupe sont celles du concert à Paris (La Cigale) du lendemain


Et Charlotte est venue nous voir aussi à l'AB. Une agréable surprise avec une petite petite petite voix comme maman ...

Après les avoir rencontrés AIR à la fin du concert à , je suis impatient de les retrouver à Luxembourg. Vivement le 26 Juillet 2007. Rendez-vous à l'Abbaye de Newmunster.

Chronique qui m'a plu malgré que l'auteur insiste sur la difficulté à rentrer dans leur monde : l'organisation type des chansons du duo Air tient en premier lieu dans ce sens pénétrant de la proportion. Dès leur premier opus, il y a cette harmonie, présente, savamment calculée. Dont l'emploi des surfaces musicales vient s'intégrer aux ramifications électroniques constituant de ce fait l'esprit classique d'un "jardin à la française". L'optique même des morceaux est surélevée et permet de saisir en seul coup l'agencement général. Un axe perspectif trace une ligne de fuite, et sur cet axe s'ordonne symétriquement l'atmosphère de chaque morceau.

Les morceaux sont libres de ce plan parfait et ils sont rythmés par des éléments qui ne se déforment pas face aux effets de fuite. Plus on s'éloigne du coeur des morceaux et plus la nature reprend ses droits, avec sa végétation naturelle. La liberté prise par les musiciens avec les règles de la perspective leur permet d'éviter la rigidité de la géométrie. Ainsi de plus en plus ambitieux, on assiste aujourd'hui à ce "Pocket symphony".

Nos frenchies utilisent leur cadre musical géométrique en exploitant pleinement les nouvelles découvertes d'instruments japonais (le koto et le shamisen).

La musique de Air possède plusieurs éléments, réels ou symboliques, qui se rapprochent cette fois d'un style "jardin japonais", à savoir le Shakkei-zukuri. Ce jardin est dît "paysage emprunté", c'est un jardin de contemplation, à observer d'un seul endroit, on peut y apercevoir de l'eau, une île, un pont menant à l'île, des rochers.

"Pocket symphony" c'est 12 titres co-produits par leur allié Nigel Godrich, avec les voix de Jarvis Cocker & Neil Hannon (Divine Comedy). Un peu de fraîcheur Obao avec étreinte et caresse musicale dans les règles de l'art du pays du soleil levant. Quelques fêlures légères dans le bruissement d'un fluet court d'eau. Sérénité zen à contempler la bataille entre la montée en sève d'une tulipe et la fracassante émergence d'un coquelicot téméraire. Ben, en fait... c'est tellement zen que je me suis endormi. Alors, l'effet soporifique m'a entraîné vers la culture poétique de l'instantané, là même qui se rapporte à l'éphémère de la petite culotte.

Mouais, franchement pas convaincu par ce nouvel album, c'est sûr que c'est du bel ouvrage, rondement conçu, produit, mais dans cette période tonitruante de rock en stock, le disque du duo passe pour un lexomil musical. Peut être faut il l'écouter une fois que la journée est finie, les gosses au lit, seul en humectant une tisane de fleur de ronce, va savoir...

http://www.pocket-symphony.com/

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